{"id":1945,"date":"2018-04-20T05:48:47","date_gmt":"2018-04-20T09:48:47","guid":{"rendered":"http:\/\/haiti-observateur.ca\/?p=1945"},"modified":"2018-04-20T05:48:47","modified_gmt":"2018-04-20T09:48:47","slug":"le-plan-macron-pour-la-francophonie-et-la-langue-francaise","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/haiti-observateur.org\/?p=1945","title":{"rendered":"Le Plan Macron pour la Francophonie et la Langue Francaise"},"content":{"rendered":"<p>\t\t\t\t<strong>REGARD DE LA FEN\u00caTRE<\/strong> <em>par Michelle Mevs<\/em><\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le<\/strong><strong>s<\/strong> <strong>point<\/strong><strong>s<\/strong> <strong>d<\/strong><strong>u<\/strong> <strong>discour<\/strong><strong>s\u00a0<\/strong><strong>d\u2019Emmanuel Macron du 20 mars 2018 <\/strong><\/li>\n<li>Non pas comme un faux-nez de notre empire colonial&#8230;<\/li>\n<li>LE PLAN MACRON POUR LA FRANCOPHONIE\u00a0ET LA LANGUE FRAN\u00c7AISE (<em>premi\u00e8re partie<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il faut savoir que le jeune pr\u00e9sident fran\u00e7ais, Emmanuel Macron, a engag\u00e9 son pays dans une\u00a0\u00ab <em>transformation <\/em>\u00bb. C\u2019est ainsi qu\u2019il fait face aux d\u00e9fis d\u00b4ajustement de l\u2019organisation de la Francophonie et de la langue fran\u00e7aise. \u00c0 cette fin, il a prononc\u00e9 un discours, le 20 mars 2018, sur le sujet. Il s\u2019agit de la Francophonie-nouvelle-g\u00e9n\u00e9ration-\u00e0-la-Macron !<\/p>\n<p>Pour bien comprendre ce que renferme la vision Macron sur la langue fran\u00e7aise appliqu\u00e9e \u00e0 la Francophonie-nouvelle g\u00e9n\u00e9ration (en mode transformation), je prends plaisir \u00e0 diss\u00e9quer son dis- cours.\u00a0\u00ab <em>Le plus souvent, nous ne jugeons pas les autres, mais nous jugeons nos propres facult\u00e9s dans les autres <\/em>\u00bb \u2014 <em>Sainte Beuve.<\/em><\/p>\n<p>Les jeunes Ha\u00eftiens veulent savoir ce que le mot Francophonie renferme. Les moyennement jeunes savent d\u00e9j\u00e0 ce que ce mot contient de perversion et de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, les deux \u00e0 la foi, aux int\u00e9r\u00eats de la France. Ils veulent comprendre la m\u00e9tamorphose en cours. Je parcoure le discours du Macron qu\u2019il a \u00e9nonc\u00e9 sous la coupole de l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, le 20 mars de cette ann\u00e9e, pour en d\u00e9finir les contours. Parce que cette <em>Francophonie \u00e0 la Macron est celle d\u2019une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration et donc en osmose du monde. <\/em>Ainsi, j\u2019accepte de suspendre temporairement mes r\u00e9criminations et les pr\u00e9judices au regard du mot \u00ab <em>Francophonie<\/em>\u00bb pour faire temporairement cr\u00e9dit \u00e0 la nouvelle politique et aux directives d\u00b4Emmanuel Macron.<\/p>\n<p><strong>Les grandes lignes du discours<\/strong><\/p>\n<p>Le \u00a0Pr\u00e9sident fran\u00e7ais se veut\u00a0humble et s\u00b4explique d\u2019entr\u00e9e de jeu : \u00ab <em>C\u2019est avec beaucoup d\u2019humilit\u00e9 que je viens aujourd\u2019hui essayer dans ce lieu de vous parler de francophonie. Je dis avec beaucoup d\u2019humilit\u00e9 parce que la derni\u00e8re fois que j\u2019en ai parl\u00e9 c\u2019\u00e9tait dans une universit\u00e9 \u00e0\u00a0<\/em><em>Ouagadougou, peut-\u00eatre certains qui \u00e9taient avec moi s\u2019en souviendront. Et je n\u2019ai eu absolument aucun succ\u00e8s, c\u2019\u00e9tait dans un dis- cours plus large sur l\u2019Afrique o\u00f9 j\u2019essayais d\u2019embrasser nombre de consid\u00e9rations sur l\u2019avenir de ce que la France peut y faire et les questions que nous avons \u00e0 y soulever. Et lorsque j\u2019ai parl\u00e9 franco- phonie c\u2019est sans doute le moment o\u00f9 les malentendus se sont le plus install\u00e9s. J\u2019avais face \u00e0 moi des jeunes \u00e9tudiantes et des jeunes \u00e9tudiants qui de mani\u00e8re \u00e9vidente ne comprenaient pas ce que j\u2019\u00e9tais en train de dire ou plus exactement se disaient \u201c il nous parle de quelque chose qui ne nous dit rien, il nous parle depuis un endroit ou depuis une langue qui ne nous dit pas la m\u00eame chose\u201d. (&#8230;) Lorsque j\u2019\u00e9tais \u00e0 Ouagadougou, si ces jeunes \u00e9tudiants n\u2019ont pas voulu comprendre ou compris ce que je disais, c\u2019est parce qu\u2019ils ont compris que je d\u00e9fends le fran\u00e7ais contre leur langue (\u2026) <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab <em>(&#8230;) La r\u00e9ponse m\u2019a sans\u00a0doute \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e tout \u00e0 l\u2019heure par Gabriel FAYE qui nous disait que dans son Bujumbura natal quand on parlait de francophonie lui qui a montr\u00e9 \u00e0 plusieurs repri- ses qu\u2019il sait parler et \u00e9crire le fran\u00e7ais, lui venait \u00e0 l\u2019esprit la photographie d\u2019un pr\u00e9sident de la R\u00e9publique fran\u00e7aise avec des pr\u00e9sidents africains (&#8230;) \u00bb.<\/em><\/p>\n<p><strong>Emmanuel Macron commence par faire l\u00b4apologie de la langue fran\u00e7aise<\/strong>, parce qu\u2019aujourd\u2019hui, de Maradi \u00e0 S\u00e9oul, de Yaound\u00e9 \u00e0 Oulan-Bator, de Noum\u00e9a \u00e0 Buenos Aires, le monde bruisse de notre langue. Elle r\u00e9sonne par sa litt\u00e9rature, par sa po\u00e9sie, par la chanson, le th\u00e9\u00e2tre,\u00a0le cin\u00e9ma, par l\u2019art culinaire, le sport, le d\u00e9bat philosophique ou l\u2019\u00e9loquence et aujourd\u2019hui partout sur la plan\u00e8te en ce jour ainsi choisi la langue fran\u00e7aise dit le monde et il faut la d\u00e9faire des images qui ont fait qu\u2019elle a pu un moment oublier de le dire. Elle en d\u00e9crit la moindre facette, elle en \u00e9nonce les asp\u00e9rit\u00e9s, elle en creuse les conflits, elle en raconte toutes les histoires, elle en tisse le r\u00e9cit entre des individus que s\u00e9parent des oc\u00e9ans, des d\u00e9serts, des traditions et qui dans le creuset de la langue fran\u00e7aise se retrouvent et se comprennent.<\/p>\n<p><strong>Selon Emmanuel Macron, la francophonie n\u2019enferme pas la langue fran\u00e7aise dans un cadre<\/strong> <strong>\u00e9go\u00efste<\/strong> <strong>et<\/strong> <strong>partisan.<\/strong> <strong>la<\/strong> <strong>lan<\/strong><strong>gue fran\u00e7aise serait libre et appartiendrait \u00e0 quasi-\u00e9galit\u00e9 d\u00b4avec la France, aux pays de la francophonie. <\/strong>Aussi d\u00e9clare-t-il : \u00ab <em>Ce qu\u2019on appelle francophonie aujourd\u2019hui ce n\u2019est pas cet espace incertain \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de la France laquelle en serait le centre, c\u2019est la langue fran\u00e7aise elle-m\u00eame qui est devenue le\u00a0<\/em><em>centre de toutes les nations et de tous les peuples o\u00f9 elle a fait souche dans sa vari\u00e9t\u00e9 \u00e9tourdissante (&#8230;) <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Emmanuel Macron ajoute qu\u2019en France, il faut reconna\u00eetre les lacunes, la perception \u00e0 partir du territoire fran\u00e7ais : \u00ab <em>Et ap<\/em><em>prendre le fran\u00e7ais, c\u2019est d\u2019abord<\/em> <em>l\u2019apprendre en France et nous ne<\/em> <em>saurions proposer quoi que ce<\/em> <em>soit pour la francophonie si nous<\/em> <em>ne savons regarder nos propres<\/em> <em>imperfections, nos propres lacu<\/em><em>nes, parfois nos propres reculs <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Emmanuel Macron dit qu\u2019il faut suivre les r\u00e8gles de la langue fran\u00e7aise (grammaire, syntaxe, etc.) : \u00ab <em>C\u2019est cela la francopho<\/em><em>nie, ce continent humain qui admet comme Constitution une grammaire partag\u00e9e, comme articles de loi, une syntaxe, comme code civil, un vocabulaire\u00a0<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Plus loin dans son discours, il dit : \u00ab <em>Apprendre \u00e0 parler et \u00e9crire le fran\u00e7ais, d\u2019abord, c\u2019est \u00e9tablir dans toute la francophonie cette Constitution qui nous unit et nous rapproche. Il y a dans le rapport \u00e0 une langue le rapport \u00e0 une autorit\u00e9, elle a ses r\u00e8gles, et une langue permet des libert\u00e9s, vous en \u00eates, pour nombre d\u2019entre vous, de merveilleux visages, mais elle n\u2019existe pas si d\u2019abord on n\u2019accepte pas de se soumettre \u00e0 ses r\u00e8gles, si on n\u2019accepte pas son autorit\u00e9 premi\u00e8re, les usages que d\u2019autres femmes et hommes en ont fait et qui s\u2019est progressivement s\u00e9diment\u00e9, dont on peut retracer l\u2019histoire ou se perdre dans ses rais <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Emmanuel Macron parle de\u00a0\u00ab\u00a0<em>d\u00e9centrement <\/em>\u00bb de la langue fran\u00e7aise, de sa \u00ab <em>cr\u00e9olisation <\/em>\u00bb \u00e0 la Glissant. Que comprendre ? :\u00a0<em>\u00ab (&#8230;)\u00a0 et c\u2019est\u00a0 aussi\u00a0 ce d\u00e9centre<\/em><em>ment <\/em><em>qu\u2019il <\/em><em>nous faut <\/em><em>penser (&#8230;) <\/em><em>(&#8230;) <\/em><em>Ici <\/em><em>r\u00e9sonnent <\/em><em>les <\/em><em>paroles <\/em><em>d\u2019\u00c9douard <\/em><em>GLISSANT indiquant comme <\/em><em>objet <\/em><em>de la <\/em><em>po\u00e9sie <\/em><em>le <\/em><em>monde, <\/em><em>le <\/em><em>monde <\/em><em>en <\/em><em>devenir,<\/em> <em>le monde<\/em> <em>tel<\/em> <em>qu\u2019il<\/em> <em>nous<\/em> <em>bous<\/em><em>cule, <\/em><em>le <\/em><em>monde <\/em><em>tel <\/em><em>qu\u2019il <\/em><em>nous <\/em><em>est <\/em><em>obscur, <\/em><em>le <\/em><em>monde <\/em><em>tel que <\/em><em>nous <\/em><em>voulons <\/em><em>y <\/em><em>entrer<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p>Pour mieux comprendre la pens\u00e9e de Glissant, voir mes articles dans <em>Ha\u00efti-observateur <\/em>(\u00e9ditions des 4 et 11 avril courant).<\/p>\n<p><strong>Emmanuel <\/strong><strong>Macron <\/strong><strong>poursuit <\/strong><strong>dan<\/strong><strong>s<\/strong> <strong>so<\/strong><strong>n<\/strong> <strong>discour<\/strong><strong>s<\/strong> <strong>:<\/strong> <strong>l<\/strong><strong>e<\/strong> <strong>fran\u00e7ai<\/strong><strong>s<\/strong> <strong>(l<\/strong><strong>a<\/strong> <strong>langue fran\u00e7aise) s\u2019est \u00e9mancip\u00e9e de la France. ce qui lui donnerait plus d\u00b4ampleur monde. <\/strong>Que comprendre ? \u00ab <em>Le fran\u00e7ais s\u2019est au fond \u00e9mancip\u00e9 de la France, il est devenu cette langue monde, cette langue archipel, parce que d\u2019autres langues se parlent dans des continents immenses et des centaines de millions de nos concitoyens la partagent, mais il est peu de langues qui se parlent dans cet archipel monde qui est le n\u00f4tre<\/em>.<\/p>\n<p><strong>\u00ab <\/strong>Au fil des si\u00e8cles, la langue fran\u00e7aise est devenue celle des dominants puis celle des opprim\u00e9s, elle est ce qui permet de ne pas sombrer dans l\u2018aphasie, dans l\u2019incommunicabilit\u00e9, dans l\u2019isolement lorsque surviennent la guerre, la violence, la barbarie. Elle permet de dire une exp\u00e9rience du monde qui aurait pu rester enfouie comme cette anguille sous roche dont parle le r\u00e9cit \u00e9blouissant d\u2019Ali ZAMIR. En faisant de la langue des colons leur langue, en affirmant que la soumission sociale et politique pouvait trouver un exutoire dans la langue des dominants, une langue fa\u00e7onn\u00e9e, remise \u00e0 sa main, model\u00e9e et investie par une exp\u00e9rience diff\u00e9rente, les anciens colonis\u00e9s ont aussi apport\u00e9 \u00e0 notre langue cette exp\u00e9rience de souffrance qui enrichit notre regard et trouve les chemins de la r\u00e9conciliation dans des imaginaires que tout aurait pu opposer \u00bb.<\/p>\n<p>Emmanuel Macron soutient que la langue fran\u00e7aise n\u2019est pas la seule langue de libert\u00e9, n\u00e9anmoins elle est une langue de volont\u00e9\u00a0 de\u00a0 libert\u00e9: \u00ab<em>Avant <\/em><em>eux des <\/em><em>pers\u00e9cut\u00e9s, <\/em><em>des <\/em><em>exclus, <\/em><em>des <\/em><em>d\u00e9racin\u00e9s avaient <\/em><em>trouv\u00e9 <\/em><em>dans <\/em><em>la <\/em><em>langue fran\u00e7aise <\/em><em>leur <\/em><em>socle, <\/em><em>de<\/em> <em>Heinrich<\/em> <em>HEINE<\/em> <em>\u00e0 Paul CELAN, mais il serait arrogant de dire que le fran\u00e7ais serait cette langue seule de la libert\u00e9. Non, on a tortur\u00e9 en fran\u00e7ais, on a fait des choses merveilleuses en fran\u00e7ais et on continue \u00e0 faire des choses merveilleuses et terribles en fran\u00e7ais. Il y a toujours des tyrans qui pratiquent la tyrannie en fran\u00e7ais et aimer le fran\u00e7ais n\u2019est pas leur donner quitus mais toujours au creux du fran\u00e7ais il y a eu je crois cette volont\u00e9 de libert\u00e9 sans doute toujours inaccomplie, ce destin dont parlait l\u2019abb\u00e9 GR\u00c9GOIRE d\u00e8s 1794, ce projet dont parle aussi ST\u00c9TI\u00c9, cette volont\u00e9 de ne pas c\u00e9der. La langue fran\u00e7aise aujourd\u2019hui est anim\u00e9e de cet immense \u00e9lan vers la libert\u00e9, elle est la langue des combats pour l\u2019\u00e9mancipation, celle des non-align\u00e9s dont parlait Abdou DIOUF et Boutros BOUTROS-GHALI. Elle est aussi la langue des journalistes, des opposants, des blogueurs, des po\u00e8tes, de tant et tant de pays o\u00f9 on se bat en fran\u00e7ais pour la libert\u00e9.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>\u00ab <\/em><\/strong><em>Les<\/em> <em>m\u00e9moires<\/em> <em>ainsi<\/em> <em>se<\/em> <em>sont<\/em> <em>m\u00ea<\/em><em>l\u00e9es,<\/em> <em>les<\/em> <em>blessures<\/em> <em>des<\/em> <em>uns<\/em> <em>sont<\/em> <em>deve<\/em><em>nues les <\/em><em>blessures <\/em><em>des <\/em><em>autres <\/em><em>et<\/em> <em>nous <\/em><em>travaillons <\/em><em>dans <\/em><em>la <\/em><em>m\u00eame <\/em><em>langue <\/em><em>\u00e0 <\/em><em>panser <\/em><em>nos <\/em><em>plaies <\/em><em>franchissant <\/em><em>pour <\/em><em>cela <\/em><em>le <\/em><em>seuil <\/em><em>de <\/em><em>l\u2019oubli \u00e9voqu\u00e9 <\/em><em>par <\/em><em>Assia DJEBAR <\/em><em>dans <\/em><em>\u00ab La disparition de la langue fran\u00e7aise<\/em>.<\/p>\n<p>\u00ab <em>C\u2019est aller chercher son oxyg\u00e8ne dans des textes, dans une m\u00e9moire qui toujours ont c\u00e9l\u00e9br\u00e9 l\u2019ind\u00e9pendance d\u2019esprit et le refus des conventions. Et le hasard de nos histoires partag\u00e9es, de nos g\u00e9ographies parfois nous ont conduit aussi \u00e0 avoir cette langue en partage. C\u2019est pour cela que nous admirons le combat des Qu\u00e9b\u00e9cois, des Belges, des Suisses, des Luxembourgeois, Monseigneur, Madame, pour porter haut le fran\u00e7ais <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Ce <\/strong><strong>qui <\/strong><strong>se <\/strong><strong>m\u00e9prennent <\/strong><strong>de <\/strong><strong>la <\/strong><strong>langue <\/strong><strong>fran\u00e7aise, <\/strong><strong>Emmanuel <\/strong><strong>Ma<\/strong><strong>cron <\/strong><strong>s\u2019\u00e9vertue <\/strong><strong>\u00e0 les \u00e9clairer, mettant en lumi\u00e8re les avantages inh\u00e9rents au parler fran\u00e7ais. Il assure que \u00ab <em>le fran\u00e7ais donne acc\u00e8s \u00e0 et permet l\u2019ouverture au monde. <\/em><\/strong><em>Par<\/em><em>ler <\/em><em>le <\/em><em>fran\u00e7ais, l\u2019\u00e9crire, <\/em><em>c\u2019est <\/em><em>entrer <\/em><em>dans une <\/em><em>immense <\/em><em>communaut\u00e9 <\/em><em>d\u2019exp\u00e9riences <\/em><em>et de<\/em> <em>regards\u00a0<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Un nouveau r\u00f4le assign\u00e9 \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise<\/strong><\/p>\n<p>Si l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise \u00e9tait, dans le pass\u00e9, accapar\u00e9e par certains int\u00e9r\u00eats qui voulaient l\u2019utiliser comme outil pour faire avancer leurs objectifs politiques ou de classe, il annonce de nouvelles attributions \u00e0 cette entit\u00e9 qui servait d\u2019organisme de surveillance de langue fran\u00e7aise. En effet, il d\u00e9clare : \u00ab <em>Et tandis que je parle de <strong>notre \u201clangue archipe<\/strong>l\u201d, me voici avec vous, en ce lieu. Et si je suis ici, c\u2019est parce que l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise fut un lieu s\u00e9minal pour cette immense aventure de la langue fran\u00e7aise (&#8230;)<\/em><\/p>\n<p>\u00ab <em>L\u2019Acad\u00e9mie a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour prot\u00e9ger la langue des coups de force in\u00e9vitables de ceux qui veulent la soumettre \u00e0 leur agenda politique ou dogmatique et faire de la langue, non pas un \u00eatre qui vit et respire, mais un outil soumis au programme de quelques-uns. L\u2019id\u00e9e fondatrice fut que la langue fran\u00e7aise ne vivrait r\u00e9ellement que si l\u2019on donnait la pr\u00e9\u00e9minence \u00e0 l\u2019usage, que les r\u00e8gles donc devaient \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9es et observ\u00e9es contre les pr\u00e9cieuses et les pr\u00e9cieux de tous temps, et nous en avons encore. C\u2019est l\u00e0 conf\u00e9rer \u00e0 la langue une dignit\u00e9 particuli\u00e8re, cela suppose qu\u2019on ait d\u2019elle une conscience tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e qui ne la r\u00e9duise pas \u00e0 \u00eatre un outil de communication mais soit la substance m\u00eame de ce qui nous fait humain.<\/em><\/p>\n<p>\u00ab <em>(&#8230;) C\u2019est aujourd\u2019hui un acte de confiance en notre langue que nous sommes r\u00e9solus \u00e0 accomplir, car nous sommes au seuil d\u2019un moment nouveau de notre histoire et de l\u2019histoire de notre langue. Nous passons de l\u2019id\u00e9e ancienne d\u2019une francophonie qui serait la marge de la France \u00e0 cette conviction que la francophonie est une sph\u00e8re dont la France avec sa responsabilit\u00e9 propre et son r\u00f4le historique n\u2019est qu\u2019une partie agissante, volontaire mais consciente de ne pas porter seule le destin du fran\u00e7ais (\u2026)<\/em><\/p>\n<p>\u00ab <em>Jean ROUAUD en a exprim\u00e9\u00a0<\/em><em>l\u2019enjeu <\/em><em>en <\/em><em>des <\/em><em>termes <\/em><em>d\u2019un <\/em><em>lumineux <\/em><em>optimisme <\/em><em>: \u00ab d\u00e9sormais d\u00e9li\u00e9e de son pacte avec la Nation, \u00e9crit-il, lib\u00e9r\u00e9e de l\u2019\u00e9treinte de la source-m\u00e8re, devenue autonome, choisie, retourn\u00e9e \u00e0 son champ premier, nourrie par d\u2019autres aventures, n\u2019ayant plus de comptes \u00e0 r\u00e9gler avec la langue des anciens ma\u00eetres, la langue fran\u00e7aise a de nouveau \u00e0 proposer, vue d\u2019Afrique, d\u2019Asie ou des Cara\u00efbes, de Chine ou d\u2019Iran, d\u2019Am\u00e9rique du nord ou du Vietnam, son interpr\u00e9tation du monde, un monde sachant que sans r\u00e9cit il n\u2019y a pas d\u2019intelligence du monde\u201d. cette m\u00e9thode conduisant \u00e0 demander \u00e0 toutes les voix qui souhaitaient s\u2019exprimer leurs id\u00e9es pour la francophonie. Les ministres ici pr\u00e9sents auront \u00e0 conduire ce travail chacune et chacun dans leur domaine <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Ces nouvelles initiatives d\u2019Emmanuel Macron pour r\u00e9inventer le fran\u00e7ais s\u2019inspirent d\u2019id\u00e9es exog\u00e8nes. Il tente, d\u00e8s lors, \u00e0 d\u00e9montrer que l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise ne va plus fonctionner en vase clos s\u2019\u00e9rigeant en dictateur sur le cheminement et l\u2019\u00e9panouissement du parler fran\u00e7ais. Et le pr\u00e9sident fran\u00e7ais d\u2019informer :\u00a0\u00ab\u00a0<em>(&#8230;) <\/em><em>ce <\/em><em>programme <\/em><em>est <\/em><em>issue <\/em><em>d\u2019un <\/em><em>laboratoire <\/em><em>d\u2019id\u00e9es, prises <\/em><em>en <\/em><em>dehors <\/em><em>de la <\/em><em>France <\/em><em>autrement <\/em><em>dit <\/em><em>il <\/em><em>a tenu compte des opinions externes: \u201cmais \u00e7a n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 seulement depuis un lieu \u00e0 Paris ; ce fut le fruit d\u2019un travail partag\u00e9, nourri par des voix multiples de tous les continents. Aujourd\u2019hui si nous voulons r\u00e9pondre \u00e0 ce grand r\u00e9cit, cette interpr\u00e9tation du monde que nous voulons et pouvons porter, il nous faut r\u00e9ussir en quelque sorte \u00e0 apprendre, \u00e9changer et cr\u00e9er en fran\u00e7ais.C\u2019est autour de ce triptyque que je veux en quelques instants revenir et \u00e9changer avec vous<\/em>.<\/p>\n<p><strong>\u00ab <\/strong><em>(&#8230;) C\u2019est <\/em><em>un <\/em><em>immense <\/em><em>d\u00e9fi <\/em><em>et <\/em><em>nous <\/em><em>ne <\/em><em>rel\u00e8verons <\/em><em>celui-ci <\/em><em>que <\/em><em>si <\/em><em>nous <\/em><em>savons <\/em><em>faire <\/em><em>se <\/em><em>lever <\/em><em>une <\/em><em>g\u00e9n\u00e9- <\/em><em>ration nouvelle, <\/em><em>militante, <\/em><em>ambitieu<\/em><em>se, une <\/em><em>g\u00e9n\u00e9ration <\/em><em>de <\/em><em>ces <\/em><em>h\u00e9ros <\/em><em>bien <\/em><em>particuliers <\/em><em>qu\u2019on appelle <\/em><em>les <\/em><em>profes<\/em><em>seurs <\/em><em>de <\/em><em>fran\u00e7ais <\/em><em>Je ne <\/em><em>pourrai <\/em><em>le\u00a0<\/em><em>nier<\/em> <em>mais<\/em> <em>je<\/em> <em>veux<\/em> <em>n\u00e9anmoins<\/em> <em>dire<\/em> <em>que <\/em><em>toute <\/em><em>notre histoire, l\u2019histoire <\/em><em>de <\/em><em>no<\/em><em>tre <\/em><em>pays <\/em><em>fut <\/em><em>constitu\u00e9e <\/em><em>par ces <\/em><em>h\u00e9ros <\/em><em>et <\/em><em>notre <\/em><em>capacit\u00e9 <\/em><em>\u00e0 porter le fran\u00e7ais y compris dans des terres o\u00f9 notre langue a recul\u00e9 ; nous avons r\u00e9ussi \u00e0 le faire par ces h\u00e9ros que sont les professeurs de fran\u00e7ais&#8230; Le professeur de fran\u00e7ais est le garant et le moteur de la vitalit\u00e9 m\u00eame de la langue fran\u00e7aise. Nous savons tous ici notre dette \u00e0 l\u2019\u00e9gard des \u00e9veilleurs qui nous jettent parfois contre gr\u00e9 dans les m\u00e9andres de la grammaire et dans les grands espaces du roman ou de la po\u00e9sie, faisant cro\u00eetre en nous ce qui \u00e9tait encore confus, latent. Notre premi\u00e8re et plus grande responsabilit\u00e9 est ainsi de rendre ses lettres de noblesse au m\u00e9tier de professeur et singuli\u00e8rement au m\u00e9tier de professeur de fran\u00e7ais (\u2026) <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Des r\u00e9formes annonc\u00e9es de l\u2019\u00e9ducation Dans le cadre des nouvelles initiatives pour la promotion de la langue fran\u00e7aise, en g\u00e9n\u00e9ral, Emmanuel Macron r\u00e9serve une part importante \u00e0 l\u2019\u00e9ducation. Aussi entreprend-t-il une vision plus acad\u00e9mique de l\u2019enseignement en France qui porte sur des r\u00e9formes de \u201c l\u2019\u00c9ducation nationale \u201d en France, notamment la <strong>r<\/strong>\u00e9duction du nombre d\u2019\u00e9l\u00e8ves dans les classes.<\/p>\n<p>\u00c0 ce sujet, il dit : \u00ab <em>C\u2019est pourquoi nous avons d\u00e8s le d\u00e9but du quinquennat d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019il fallait en effet parfois remettre des r\u00e8gles, rouvrir des classes, r\u00e9duire le nombre t\u00e9s et o\u00f9 le fran\u00e7ais avait recul\u00e9. D\u00e8s le mois de septembre dernier, le ministre de l\u2019\u00c9ducation nationale a ouvert dans ces zones dites d\u2019\u00e9ducation prioritaire des classes de CP, suivront des CE1, puis encore d\u2019autres pour r\u00e9duire le nombre d\u2019\u00e9l\u00e8ves par classe pour regarder en face ce qui \u00e9tait devenu une banalit\u00e9 pourtant inadmissible, celle qu\u2019un enfant sur cinq arrivant en CM2 dans notre pays ne savait pas ma\u00eetriser ou la langue ou le calcul ou l\u2019\u00e9criture comme il le devait. Nous avons donc remis des ma\u00eetres, quelques r\u00e8gles, remis l\u2019\u00e9valuation sans laquelle on ne sait mesurer si l\u2019on a appris ou pas, et r\u00e9ussi, je crois, \u00e0 aussi remettre dans l\u2019esprit de chacun, et au premier chef, les parents, que parler une langue s\u2019acquiert par des efforts, par ce travail. Nous poursuivrons avec le ministre de l\u2019\u00c9ducation nationale cette t\u00e2che parce qu\u2019elle n\u2019est pas pour autant termin\u00e9e, mais nous avons ainsi remis au centre de ce combat pour le fran\u00e7ais l\u2019\u00e9cole et le professeur<\/em>.<\/p>\n<p>\u00ab <em>(&#8230;) Apprendre le fran\u00e7ais, c\u2019est, bien entendu \u00e9galement, lire, et c\u2019est ce que, d\u00e8s la rentr\u00e9e derni\u00e8re, le ministre de l\u2019\u00c9ducation et la ministre de la Culture ont ensemble port\u00e9 et que nous poursuivrons. Lire c\u2019est entrer dans la substance de la langue, mais aussi dans sa m\u00e9moire et son imaginaire&#8230; La lecture sera au c\u0153ur de l\u2019\u00e9cole, cela a commenc\u00e9, le livre offert chaque ann\u00e9e le sera encore davantage et les exercices ainsi se poursuivront. La lecture redeviendra le c\u0153ur de l\u2019apprentissage, notamment dans les quartiers o\u00f9 nous l\u2019avions laiss\u00e9 recul\u00e9e, o\u00f9 la langue fran\u00e7aise elle-m\u00eame s\u2019est ab\u00eem\u00e9e.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab (&#8230;) Lire aujourd\u2019hui, c\u2019est lire aussi la litt\u00e9rature \u00e9crite en fran\u00e7ais, aux quatre coins du monde. Je sou- haite que des auteurs de langue fran\u00e7aise soient enseign\u00e9s dans les \u00e9coles fran\u00e7aises, m\u00eame s\u2018ils ne sont pas Fran\u00e7ais ou d\u2019origine. C\u2019est ainsi que les \u00e9l\u00e8ves de France apprendront \u00e0 go\u00fbter le sel de leur lan- gue dont les \u00e9crits coruscants d\u2019Ahmadou KOUROUMA, Driss CHRA\u00cfBI, Fran\u00e7ois CHENG, Milan KUNDERA, HAMP\u00c2T\u00c9 B\u00c2,\u00a0<\/em><em>Aim\u00e9 <\/em><em>C\u00c9SAIRE, NIMROD <\/em><em>et <\/em><em>tant <\/em><em>d\u2019autres <\/em><em>ici <\/em><em>pr\u00e9sents.<\/em><\/p>\n<p>\u00ab <em>J\u2019ai ainsi d\u00e9cid\u00e9 que la journ\u00e9e du 20 mars serait d\u00e9sormais d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la connaissance des litt\u00e9ratures en langue fran\u00e7aise \u00e0 l\u2019\u00e9cole.\u00a0<\/em>\u00ab <em>(&#8230;) Des exercices qui permettent de forger avec la langue ce contact \u00e9troit seront multipli\u00e9s, de la dict\u00e9e \u00e0 la pi\u00e8ce d\u2019\u00e9loquence, de la lecture \u00e0 voix haute \u00e0 la chanson, de la r\u00e9citation \u00e0 la r\u00e9flexion sur la racine des mots qui passent en France par la revitalisation r\u00e9solue des langues anciennes qui sont la matrice m\u00eame de notre langue, et d\u2019o\u00f9 proc\u00e8de cette autorit\u00e9 m\u00eame dont je parlais <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Le r\u00f4le du lieu de la biblioth\u00e8que<\/strong><\/p>\n<p><em>\u00ab Lire, c\u2019est aussi avoir un lieu pour\u00a0lire ; il y a l\u2019\u00e9cole, certes, mais il y a\u00a0aussi la biblioth\u00e8que. C\u2019est en ce sens bien <\/em><em>entendu que les recomman<\/em><em>dations formul\u00e9es <\/em><em>par <\/em><em>Erik <\/em><em>ORSEN<\/em><em>NA et <\/em><em>No\u00ebl <\/em><em>CORBIN <\/em><em>dans leur <\/em><em>rap<\/em><em>port <\/em><em>rendu <\/em><em>\u00e0 la ministre de la Culture, il y a de cela quelques semaines, seront suivies scrupuleusement. Parce que parfois retrouver la biblioth\u00e8que ferm\u00e9e lorsqu\u2018on rentre le soir ou lorsqu\u2019une ou deux journ\u00e9es n\u2019est livr\u00e9e \u00e0 la disponibilit\u00e9 des parents ou des enfants, c\u2019est renvoyer \u00e0 un espace de tranquillit\u00e9, d\u2019intimit\u00e9 qui n\u2019existe pas, c\u2019est priver d\u2019un espace d\u2019\u00e9changes, de hasards ou de rencontres&#8230; L\u2019ouverture des biblioth\u00e8ques, c\u2019est un combat pour l\u2019\u00e9mancipation; ouvrir dans les villes et les villages o\u00f9 cela a du sens, o\u00f9 c\u2019est souhait\u00e9, port\u00e9 par les \u00e9lus, les maires au premier chef, ouvrir ces biblioth\u00e8ques, c\u2019est permettre \u00e0 des enfants qui n\u2019ont pas de livre dans leur famille, c\u2019est permettre \u00e0 des enfants pour qui travailler en famille n\u2019est plus possible, d\u2019avoir acc\u00e8s aux livres, \u00e0 la tranquillit\u00e9 qui l\u2019accompagne, au silence, \u00e0 l\u2019\u00e9change choisi, c\u2019est mettre fin \u00e0 cette id\u00e9e que trop encore peuvent avoir en t\u00eate que \u00e7a ne serait pas pour eux; les biblioth\u00e8ques sont le lieu n\u00e9vralgique de cette formation personnelle (\u2026) <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Les immigr\u00e9s et les filles auront droit \u00e0 la langue fran\u00e7aise pour leur int\u00e9gration<\/strong><\/p>\n<p>Dans son discours, le pr\u00e9sident fran\u00e7ais porte une attention particuli\u00e8re au r\u00e9fugi\u00e9s, notamment \u00e0 leur int\u00e9gration \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise. Selon lui, cette pr\u00e9occupation se traduit par l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019apprentissage de la langue fran\u00e7aise. Aussi, dit-il : \u00ab <em>Ce devoir d\u2019apprendre le fran\u00e7ais en France s\u2019impose de mani\u00e8re plus imp\u00e9rieuse au moment o\u00f9 nous devons accueillir des femmes et des hommes chass\u00e9s par la guerre et leur donner un destin au sein de notre communaut\u00e9 nationale . Je ne vois pas de meilleur titre de s\u00e9jour pour eux que la langue fran\u00e7aise et c\u2019est par l\u00e0 aussi qu\u2019ils entreront dans la Nation, c\u2019est par l\u00e0 qu\u2019ils trouveront leur juste place. Et si on ne leur donne pas cette chance, si on ne leur donne pas cette possibilit\u00e9 de rentrer dans notre pays par et dans la langue, quelle place pr\u00e9tend-t-on leur donner ? Aujourd\u2019hui les r\u00e9fugi\u00e9s ont droit \u00e0 250 heures au maximum de cours de fran\u00e7ais; je vous d\u00e9fie d\u2019apprendre le fran\u00e7ais en 250 heures. Ce volume sera port\u00e9 \u00e0 400 heures et m\u00eame 600 heures pour les personnes les plus vuln\u00e9rables et les plus \u00e9loign\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise qui ne ma\u00eetrisent ni la lecture ni l\u2019\u00e9criture <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Continuant dans sa lanc\u00e9e, le pr\u00e9sident Macron souligne : \u00ab\u00a0<em>(&#8230;) <\/em><em>Nous accompagnerons les associations, les \u00e9tablissements \u00e9ducatifs avec la d\u00e9livrance d\u2019un label propre, en mettant aussi dans chaque ville des biblioth\u00e8ques et des m\u00e9diath\u00e8ques de r\u00e9f\u00e9rence parce que la langue fran\u00e7aise n\u2019est pas simplement un outil d\u2019int\u00e9gration ; elle est l\u2019int\u00e9gration. Et je salue ici le travail que plusieurs associations pr\u00e9sentes en ces lieux font chaque jour pour des \u00e9l\u00e8ves r\u00e9fugi\u00e9s venus de G\u00e9orgie, d\u2019Afghanistan, de Libye, de Syrie (&#8230;)\u00a0<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Dans le second volet de cet article seront pass\u00e9s en revue la vision d\u2019Emmanuel Macron pour les provinces d\u2019outremer par rapport \u00e0 la \u00ab <em>m\u00e9tropole <\/em>\u00bb et d\u2019autres initiatives mises en \u0153uvre dans le cadre de ses nouvelles initiatives pour la <em>redynamisation<\/em> de la langue fran\u00e7aise.<\/p>\n<p><em>M.M.\/R\u00e9vis\u00e9 par L\u00e9o Joseph<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<p>l&#8217;original de cet article se trouve en <strong>P. 12, 13<\/strong>, de l&#8217;\u00e9dition du 18 avril 2018 \u00e0 :\u00a0<a href=\"http:\/\/haiti-observateur.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/H-O-18-April-2018.pdf\">http:\/\/haiti-observateur.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/H-O-18-April-2018.pdf<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<div id=\"attachment_1872\" style=\"width: 150px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/haiti-observateur.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/H-O-18-April-2018.pdf\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1872\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1872 \" src=\"http:\/\/haiti-observateur.org\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/michelemevsportes2.jpg\" alt=\"\" width=\"140\" height=\"132\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1872\" class=\"wp-caption-text\">Michelle Mevs<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;\t\t<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>REGARD DE LA FEN\u00caTRE par Michelle Mevs Les points du discours\u00a0d\u2019Emmanuel Macron du 20 mars 2018 Non pas comme un faux-nez de notre empire colonial&#8230; LE PLAN MACRON POUR LA FRANCOPHONIE\u00a0ET LA LANGUE FRAN\u00c7AISE (premi\u00e8re partie) Il faut savoir que le jeune pr\u00e9sident fran\u00e7ais, Emmanuel Macron, a engag\u00e9 son pays dans une\u00a0\u00ab transformation \u00bb. C\u2019est ainsi qu\u2019il fait face aux d\u00e9fis d\u00b4ajustement de l\u2019organisation de la Francophonie et de la langue fran\u00e7aise. \u00c0 cette fin, il a prononc\u00e9 un discours, le 20 mars 2018, sur le sujet. 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